Turkménistan rembourse sa Dette à la Chine

par | 15 Juin 2021 | Diplomatie Énergétique, Politique Énergétique

Le Turkménistan a bénéficié de nombreux financements venant de la Chine. Cette dernière a investi des milliards de dollars pour développer l’industrie gazière du Turkménistan. Cela fait d’elle la première destinatrice des exportations turkmènes.


 

De nombreux projets gaziers chinois au Turkménistan

Les principaux projets chinois dans le pays concernent le gazoduc qui rejoint la Chine via l’Ouzbékistan et le Kazakhstan. Le pays souhaite aussi développer le site de Galkynysh, deuxième plus grand champ gazier du monde.

 

8,1 milliards de dollars prêtés en 2011

Le président turkmène a confirmé le remboursement des prêts pour le gazoduc et la première étape du développement de Galkynysh. Pourtant, il avait envisagé précédemment de demander aux créanciers de prolonger les périodes de remboursement de la dette.

Le montant remboursé n’est pas connu. En revanche, le président de la China Development Bank, déclarait en 2011 avoir prêté 8,1 milliards de dollars au Turkménistan.

 

Le Turkménistan au centre des Nouvelles Routes de la Soie chinoises

L’oléoduc connu sous le nom de “pipeline Asie centrale-Chine” a commencé ses livraisons fin 2009 et comporte trois volets. Un quatrième tronçon impliquant le Kirghizstan et le Tadjikistan en tant que pays de transit, doit encore être achevé.

Les exportations de gaz du Turkménistan vers la Chine dépassent généralement 30 milliards de mètres cubes par an. Cela représente environ six à sept fois les volumes qu’il envoie à son deuxième plus gros acheteur, la Russie. Cela confirme que le pays dépend encore fortement des hydrocarbures, représentant plus de 90% de ses exportations.

 

Les hydrocarbures nécessaires au développement socio-économique du pays

Le chef d’état du Turkménistan a souligné l’importance d’accroître l’efficacité du secteur pétrolier et gazier. Ce dernier apporte en effet une contribution significative au développement socio-économique du pays.

Les objectifs visés sont la diversification du complexe énergétique et pétrolier, ainsi que la modernisation de ses infrastructures. Le président espère également l’augmentation de la production pétrolière et gazière pour répondre à la demande aussi bien interne qu’externe.

Les secteurs pétroliers et gaziers restent donc l’élément moteur de la croissance du pays. L’afflux de gaz turkmène répondra également aux besoins énergétiques grandissants de la Chine. Il contribuera à sécuriser une partie de ses approvisionnements énergétiques à travers l’Asie centrale, évitant ainsi les routes maritimes.