Transition Écologique en Italie: Investissements Insuffisants

par | 4 Mai 2021 | Politique Énergétique

La transition énergétique en Italie est un défi particulièrement difficile pour le pays. Mais la situation actuelle est l’occasion de bousculer le modèle. Le défi posé par les énergies renouvelables semble cependant être sujet à de nombreuses controverses.


 

Transition énergétique en Italie : priorité sur les voitures électriques

L’Union européenne fait de son Fonds de relance pandémique de 750 milliards d’euros l’occasion de transformer l’économie de la région. L’Italie constitue le pays possédant le plus de liquidités. Ainsi, de nouvelles mesures ont tentés d’être prises par les politiques.

La priorité du pays est de développer un système de transport plus propre. Ainsi, 750 millions d’euros seront alloués pour développer des bornes de recharge pour les voitures électriques. De plus, 300 millions seront débloqués pour les bus électriques. Cependant, l’opinion publique considère que ces mesures ne peuvent pas concerner toute l’Italie, mais qu’une petite partie.

 

4,2 GW pour le renouvelable, une stratégie adaptée ?

Bien que l’Italie bénéficie d’un financement européen important, certains considèrent que la stratégie énergétique n’est pas adaptée.

L’objectif est d’installer 4200 mégawatts supplémentaires à partir de sources d’énergies renouvelables. Cependant, ce n’est pas suffisant pour que l’Italie respecte son quota d’énergies renouvelables. Les entreprises affirment que cela peut prendre des années pour obtenir des permis pour de nouvelles capacités solaires et éoliennes.

 

Un plan basé sur l’hydrogène, mais non décarbonné

Une grande partie de la stratégie énergétique du Plan de relance est basée sur l’utilisation de l’hydrogène. L’hydrogène vert, fabriqué par électrolyse à partir d’énergie renouvelable, est encore top cher pour une utilisation généralisée. Cependant, de nombreux environnementalistes regrettent qu’il ne précise pas comment le gaz pour l’hydrogène non “vert” doit être produit.

 

Un défi difficile pour l’Italie

L’ECCO accuse également le gouvernement de n’avoir « aucune stratégie pour les énergies renouvelables. Enel estime qu’aux tarifs actuels, il faudrait environ 100 ans pour atteindre les objectifs de l’énergie solaire pour 2030.

Bien que l’Italie souhaite s’inscrire durablement dans la transition énergétique, ce défi semble quelques peu difficile pour le pays. En effet, les différentes mesures prises peuvent être considérées comme insuffisantes. Finalement, malgré une volonté certaine, l’Italie doit encore faire ses preuves afin de respecter ses engagements énergétiques.