Total suspend les Dividendes de MGTC au Myanmar

par | 28 Mai 2021 | Stratégie entreprise

Total suspend les distributions aux actionnaires de Moattama Gas Transportation Company Limited dont elle est elle-même actionnaire à 31%. Cette décision conjointe avec Chevron (actionnaire à 28%), fait suite aux récents bouleversements politiques que connait le Myanmar.


 

Total suspend les distributions aux actionnaires de MGTC au Myanmar

Total a fait part d’une décision conjointe avec Chevron pour l’entreprise MGTC. Celle-ci, à l’issue de son assemblée générale, a confirmé que toutes les distributions aux actionnaires étaient suspendues. La décision s’applique à compter du 1er avril 2021 et pour tous les actionnaires (Total 31,24%, Chevron 28,26%, PTTEP 25,5% et MOGE 15%).

 

La MOGE suspectée de connivence avec le régime putschiste

Cette disposition fait suite au coup d’État intervenu au Myanmar (Birmanie) le 1er février dernier, et au contexte instable qui subsiste. L’armée a en effet arrêté les dirigeants réélus après des élections en 2020, pris le pouvoir et dissout le Parlement. Depuis, de nombreuses manifestations ont eu lieu et les moyens de communications sont fortement réduits dans le pays.

En outre, la MOGE, actionnaire de MGTC est une entreprise publique birmane. Selon Le Monde, ses revenus aurait été détournés au profit de la junte militaire putschiste.

 

Total continue sa production de gaz dans la région

La société Moattama Gas Transportation Company servait à transporter le gaz provenant de gisement de Yadana, en mer d’Andaman. Le produit était ainsi acheminé jusqu’à la frontière entre le Myanmar et la Thaïlande, sur une distance de 400 kilomètres. Total continue pourtant d’opérer sur l’installation, en maintenant la production de gaz dans le cadre des lois en vigueur.

 

Total condamne les violences et abus des droits de l’Homme

L’objectif est donc, malgré la suspension des versements, de ne pas interrompre la production pour le Myanmar et la Thaïlande. Cependant, le groupe français a déclaré condamner la violence et les abus des droits humains réalisés sur le territoire. Total réaffirme également qu’il respectera toute décision qui pourrait être prise par les organisations internationales ou nationales compétentes.