Réacteur à Sel Fondu: Feu Vert des États-Unis

par | 23 Nov 2021 | Énergie Nucléaire

Les États-Unis ont trouvé un partenaire pour concevoir, construire et exploiter un projet de réacteur à sel fondu d'ampleur inédite.

réacteur à sel fondu

Le réacteur à sel fondu le plus rapide au monde est en cours de développement aux États-Unis. Southern Company et le département américain de l’énergie viennent en effet de signer un accord pour développer le projet Molten Chloride Reactor Experiment (MCRE).


 

Le réacteur à sel fondu de Terra Power

Les collaborateurs du projet MCRE sont TerraPower, INL, Core Power, Orano Federal Services, l’Electric Power Research Institute et 3M Company. TerraPower compte notamment fournir la technologie de son futur réacteur rapide à chlorure fondu (MCFR).

Cette technologie utilise le sel de chlorure fondu à la fois comme liquide de refroidissement et comme combustible. Cela permettrait un fonctionnement dit à spectre rapide, ce qui améliorerait la réaction de fission nucléaire.

 

réacteur à sel fondu

 

Plus puissant et plus diversifié

Fonctionnant à des températures plus élevées que les réacteurs classiques, la technologie produirait plus efficacement de l’électricité. Elle offrirait également un potentiel pour les applications de chaleur industrielle et le stockage thermique.

L’entreprise développe par ailleurs l’équivalent sous-marin du réacteur. De même, TerraPower développe en parallèle, la technologie Natrium. Celle-ci concerne la construction à Kemmerer (Wyoming) d’un réacteur à sel fondu combiné à un système de stockage d’énergie.

 

Un financement gouvernemental pour la transition énergétique

Southern Company et TerraPower ont reçu en 2015, $40 millions du département américain de l’Énergie. Le projet reçoit également un financement de $170 millions sur 5 ans par de Advanced Reactor Demonstration Program. Les entreprises doivent en retour développer la technologie MCFR et construire l’infrastructure du MCRE.

Selon Mark Berry, vice-président de la R&D de Southern Company, l’expérience du réacteur permettra de commercialiser la nouvelle technologie. Celle-ci contribuerait alors aux objectifs de l’entreprise visant à ne plus produire de gaz à effet de serre d’ici 2050. Pour Chris Levesque, PDG de TerraPower, l’expérience permettra la production « d’une énergie nucléaire propre et à faible coût pour l’avenir ».