Prix carbone UE Critiqués par la Russie

par | 21 Juin 2021 | Diplomatie Énergétique

Les prix carbone voulus par l’UE ont été critiqués par la Russie, qui y voit une atteinte aux règles du commerce international.


 

Prix carbone EU : La Russie fustige le plan carbone européen

Le Vice premier ministre russe Alexandre Novak a critiqué le nouveau plan carbone voulu par l’UE. Il estime qu’il pourrait entrer en contradiction avec les règles du commerce international. L‘OMC favorise en effet le libre échange et lutte activement contre les barrières douanières.

 

Coûts d’émissions carbone sur les biens importés

Le plan de l’UE consiste à imposer des coûts d’émissions carbone sur les biens importés. Les produits concernés sont notamment l’acier, le ciment et l’électricité.

Selon M.Novak, ce plan pourrait même menacer la sécurité de l’approvisionnement énergétique en Russie. En réponse, la Commission européenne a souligné que ses mesures seraient bien en accord avec les règles de l’OMC.

 

La Russie craint une escalade

Alexandre Novak s’est également inquiété d’une éventuelle escalade dans les produits concernés par les taxes carbones aux frontières. Elles pourraient bientôt concerner le pétrole, le gaz naturel ou le charbon d’après lui. Autant de produits qui sont des sources de revenus importants pour le pays.

M.Novak a évoqué la nécessité d’un compromis, en menaçant de possibles interruptions de l’approvisionnement énergétique :

« Des mesures de restriction artificielles sur les secteurs traditionnels de l’énergie et du carburant pourraient réduire la profitabilité et l’attractivité du secteur pour les investisseurs. Par conséquent ce la engendre de forts risques sur la sécurité de l’approvisionnement en énergie pourraient émerger. »

 

Gaz russe exporté en Europe

Le gaz russe est en effet largement exporté vers son voisin européen. En 2019, 198,97 milliards de mètres cubes étaient exportés vers l’Europe.

La Russie critique donc ces nouvelles mesures européennes. Le pays a notamment peur que l’imposition d’un coût d’émissions carbone sur les biens importés soit élargit à d’autres secteurs.