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Parc Éolien du Calvados: la BEI Finance 350 millions EUR€

Parc Éolien du Calvados: la BEI Finance 350 millions EUR€

  • Le parc éolien du Calvados, près de Courseulles-sur-Mer en France, pour un coût de 2 milliards d'euros, sera mis en service d’ici 2024. Il est financé en partie par la Banque Européenne d’Investissement (BEI), banque publique, qui vient d'annoncer sa participation à hauteur de 350 millions d'euros.
Parc éolien du calvados

Le parc éolien du Calvados, près de Courseulles-sur-Mer en France, pour un coût de 2 milliards d’euros, sera mis en service d’ici 2024. Il est financé en partie par la Banque Européenne d’Investissement (BEI), banque publique, qui vient d’annoncer sa participation à hauteur de 350 millions d’euros.


 

Le parc éolien du Calvados soutenu par la BEI

350 millions d’euros sur les 2 milliards

Le parc éolien du Calvados fait partie des nombreux projets auxquels participe la BEI. Encouragé par l’Union Européenne (UE), le fond financera 350 millions d’euros des 2 milliards prévus au total.

450 MW et 90% des besoins électriques du Calvados couverts

Le parc éolien du Calvados, d’une capacité totale de 450MW, se composera de 64 éoliennes. Implanté près de Courseulles-sur-Mer, il répondra à 90% des besoins électriques de la population calvadosienne (630.000 personnes). Il sera mis en service en 2024, après trois ans et demi de travaux. À terme, plus de 1000 emplois en Normandie seront créés.

Les éoliennes de l’usine Siemens Gamesa au Havre

La future usine de l’espagnol Siemens Gamesa, chargée de la fabrication des éoliennes, en sera le principal pourvoyeur. Toutefois, des voix alertent sur les conséquences néfastes d’un tel projet pour l’environnement, la faune et l’activité halieutique.

L’appel d’offre de l’Etat avait été remporté en 2012 par le français EDF Renewables. Cette filiale d’EDF s’est associée avec le canadien Enbridge et le producteur européen du renouvelable WPD. Ils travaillent ensemble sur deux autres parcs en Normandie, celui de Fécamp (498MW) et de Saint-Nazaire (480MW).

 

Répondre aux ambitions françaises et aux objectifs européens

Huit autres parcs éoliens offshore d’ici 2026 en France

Six autres parcs éoliens offshore verront certainement le jour d’ici 2026, en plus de celui du Calvados. Saint-Nazaire sera le premier en 2022, suivi de Saint-Brieuc (496 MW), Fécamp et Yeu-Noirmoutier (498 MW) en 2023. Finalement, ce sera le tour de Dieppe (496 MW) en 2024.

Découvrir
parc éolien flottant

EDF Renewables a d’ailleurs remporté en 2019 avec l’allemand Innogy et Enbridge le septième à Dunkerque (500 MW). Un appel d’offre sera prochainement lancé pour un huitième dans le Cotentin (1 GW).

La France produira 40% d’électricité renouvelable d’ici 2030, d’après la loi de la transition énergétique pour une croissance verte (2015). Elle veut aussi diminuer la part du nucléaire de 50%. Le document de Programmation pluriannuelle de l’énergie 2019-2023 fixe 2,4 GW d’éolien offshore d’ici 2023 et 5 GW en 2028.

Objectif 300 GW d’éolien offshore d’ici 2050

Fin 2020, la Commission Européenne (CE) a présenté sa stratégie pour le développement des énergies renouvelables en mer. Actuellement, la capacité éolienne offshore de l’UE atteint seulement 12 GW. Pourtant, l’UE s’est fixé les objectifs d’atteindre les 60 GW d’ici 2030 et les 300 GW d’ici 2050.

Pour répondre à ces objectifs, il faudra  investir un total de 800 milliards d’euros. L’éolien offshore aidera l’UE à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, ambition fixée dans l’European Green Deal.

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