Marché du pétrole: entre Covid-19, OPEP+ et EnR en 2021

par | 3 Fév 2021 | Énergies Fossiles, Pétrole

  L’état du marché du pétrole dépendra en 2021 de trois facteurs distincts selon le cabinet de conseil américain Wood Mackenzie. Premièrement, de la lutte contre la Covid-19. Deuxièmement, des…
Marché du pétrole

 

L’état du marché du pétrole dépendra en 2021 de trois facteurs distincts selon le cabinet de conseil américain Wood Mackenzie. Premièrement, de la lutte contre la Covid-19. Deuxièmement, des décisions prises par l’OPEP+. Enfin troisièmement, de la trajectoire que prendra la transition énergétique, notamment pour le secteur des raffineries. 


 

Le marché du pétrole entre Covid-19 et décisions de l’OPEP+

 

96,7 millions de barils vendus par jour en 2021 malgré la Covid-19

Le marché du pétrole a été largement impacté par la pandémie de coronavirus. Pour autant, Wood Mackenzie prévoit que la demande sur le marché du pétrole repartira à la hausse en 2021. Le cabinet estime ainsi que 96,7 millions de barils seront vendus par jour, soit 6,3 millions de plus qu’en 2020.

Ces prédictions restent conditionnées à une accélération des campagnes de vaccinations. Elles dépendent aussi d’une croissance à 5% du PIB mondial.

 

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L’OPEP+ et le difficile équilibrage du marché du pétrole

L’OPEP+ a fait des concessions pour stabiliser le cours mondial du baril. Elle a consenti principalement à ne pas baisser ses restrictions de production en dessous 5,8 millions avant le troisième trimestre 2021. Pour autant, le cabinet Wood Mackenzie redoute une augmentation rapide de la production dès le mois d’avril.

De nombreux membres de l’OPEP+ sont favorables à cela notamment pour financer leur lutte contre la pandémie. Les raffineries, en manque de matière première, font également pression en ce sens.

 

Les raffineries de pétrole européennes en sursis

 

La forte concurrence des raffineries asiatiques

L’utilisation des raffineries en 2021 restera faible en Europe malgré la relative hausse de la demande. À la pandémie et aux restrictions de production s’ajouteront la mise en service de nouvelles installations en Asie. Ces dernières intégrant activités de pétrochimie et de raffinage mettront, semble-t-il, à mal la concurrence européenne.

Les raffineries asiatiques ont en outre la chance de profiter d’une demande locale consolidée par une reprise économique rapide. Cela leur permet ainsi de sécuriser leurs marges tout en proposant des prix plus compétitifs en Europe que les prestataires locaux. Elles bénéficient enfin de coûts de fret réduits grâce aux supertankers récemment mis en service.

 

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Les énergies renouvelables au secours des raffineries ?

La transition énergétique et les aspirations des compagnies pétrolières engagées à atteindre la neutralité carbone pourraient profiter aux raffineries menacées. Elles leur permettraient de se reconvertir dans la production d’énergies renouvelables liquides.

En ce sens, la Californie qui veut convertir son parc automobile aux carburants à faible teneur en carbone encourage cette reconversion. La demande prévisionnelle de diesel renouvelable y est si forte qu’elle attire des fournisseurs du monde en entier sur le marché.