Marché du GNL: 53% de Croissance sur la Décennie

par | 2 Août 2021 | Énergies Fossiles, Gaz Naturel

Le marché du GNL séduira de nouveau jusqu'en 2030 selon Wood Mackenzie, après un recul des projets en 2020.
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Le marché du GNL séduira de nouveau jusqu’en 2030 selon Wood Mackenzie, après un recul des projets en 2020. Néanmoins, il ne retrouvera pas son niveau de 2019, en raison des préoccupations climatiques qui favorisent les énergies renouvelables.


 

Le marché du GNL se reprend en 2021

La reprise des prix du pétrole et du gaz ouvrent la voie à de meilleures perspectives quant au gaz naturel liquéfié (GNL). Désormais, la demande de GNL à court et à long terme repart à hausse, notamment en Asie. Et les projets mis de côté en 2020 sont de nouveau envisagés par les entreprises.

Selon le cabinet Wood Mackenzie, la demande mondiales de GNL devrait augmenter de 53% entre 2020 et 2030. Soit 560 millions de tonnes par an (mtpa).

 

De nouveaux projets relancés

Afin de répondre à cette demande, plusieurs firmes entament de nouveaux projets avant que la concurrence ne soit trop rude. Qatar Petroleum par exemple, ajoutera 32 mtpa à son GNL North Field, qui deviendra le plus grand projet à l’international. Aussi, la Russie revient dans la course par la construction de 13 mtpa (Gazprom), et l’Australie, avec 3,7 mtpa supplémentaires.

Finalement, Wood Mackenzie prévoit la mise en service d’une capacité de 515 mtpa d’ici à 2030, dont sept d’ici à la fin de l’année. En 2020, le seul projet de GNL approuvé était celui de Sempra pour 3 mtpa. Bien loin du record de 71 mtpa autorisées en 2019.

 

Les producteurs d’Asie soutiennent le GNL

Capable de remplacer le charbon, le GNL est la solution convoitée des producteurs de pétrole et de gaz en Asie. C’est notamment la Chine qui domine le marché, désormais premier importateur mondial de GNL, devant le Japon. De même, plusieurs marchés émergents d’Asie ont tendance à opter pour cette solution énergétique.

Or, le Japon adopte une nouvelle stratégie afin de réduire la consommation de combustibles fossiles, un frein au développement du GNL. En effet, le GNL n’est pas la meilleure solution à long terme en ce qui concerne les enjeux climatiques. C’est pourquoi le marché ne bondira pas comme en 2019, les gouvernements objectivant des réductions d’émissions de carbone dès 2030.

 

Le GNL au défi des objectifs climatiques

Ainsi, le défi du marché du GNL est de s’adapter aux objectifs de neutralité carbone, s’il veut continuer à attirer les investissements à long terme. Des solutions existent, comme les systèmes de compensation ou les installations de captage de carbone. La compagnie JERA, au Japon, compte mélanger l’ammoniac avec le gaz naturel pour réduire ses émissions.

Tandis qu’au Qatar, Qatargas souhaite construire la plus grande installation de captage et de stockage du carbone au monde. Pour Wood Mackenzie, les acteurs du marché du GNL investissent aujourd’hui stratégiquement pour s’imposer avant l’afflux prochain de projets.