Le Prix du GNL atteint des Records en Asie et en Europe

par | 15 Sep 2021 | Dernières Nouvelles, Énergies Fossiles, Gaz Naturel

Le prix du GNL atteint de nouveaux records en Asie et en Europe. Pourtant, les quantités importées et la demande restent stables.
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Le prix du GNL atteint de nouveaux records en Asie et en Europe. Les acheteurs cherchent à sécuriser leur approvisionnement. Pourtant, la demande reste stable.


 

Les prix augmentent, mais la demande est stable

Selon le spécialiste des matières premières Kpler, les importations de GNL en Asie et en Europe sont constantes depuis mars 2021 et la fin du pic de demande hivernale. Cela concerne tant les quantités importées que leur part dans les importations mondiales.

D’avril à août 2021, l’Asie a ainsi importé entre 21,2 et 24 millions de tonnes de GNL par mois. Pour l’Europe, les quantités se situent entre 5 et 6 millions de tonnes.

Pour le mois de septembre 2021, les prévisions d’importations sont du même ordre de grandeur : 5 millions pour l’Europe, soit 16,5% des stocks mondiaux. Contre 23 millions pour l’Asie, soit 76,5% des stocks mondiaux.

 

Les prix s’envolent

Mais si les quantités sont constantes, en revanche les prix ont explosé. Les contrats échangés sur l’indice Japan Korea Marker ont clôturé à $18,82 par million de Btu le 12 septembre 2021, contre $5,80 en février 2021. Le prix du TTF en Europe s’élevait à $21,456 par million de Btu le 12 septembre 2021, contre $5,50 début mars 2021. L’augmentation des prix est spectaculaire : +225% en Asie et +290% en Europe.

De plus, le TTF se négocie généralement moins cher que le Japan Korea Marker. De toute part, la crainte de la pénurie est surévaluée, mais certains importateurs asiatiques semblent développer de nouvelles stratégies.

L’Inde et le Pakistan ont ainsi décidé de ne plus acheter au comptant. Et ce, jusqu’à ce que les prix reviennent à leurs normales. De leur côté, les Chinois et les Japonais adoptent encore une autre stratégie. Les deux plus grands importateurs de gaz naturel liquéfié ne recourent plus au gaz, lui préférant le charbon.