Journée de la Terre 2021: Constat du World Energy Council

par | 26 Avr 2021 | Diplomatie Énergétique

La 51ème Journée de la Terre se tenait le 22 avril 2021. Angela Wilkinson, Secrétaire Générale du World Energy Council revient sur l’année 2020. Pour…

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La 51ème Journée de la Terre se tenait le 22 avril 2021. Angela Wilkinson, Secrétaire Générale du World Energy Council revient sur l’année 2020. Pour 2021, nombreux sont les évènements diplomatiques en faveur du climat : Sommet du Climat les 22 et 23 avril, COP26 en novembre prochain.


 

Journée de la Terre : l’occasion de faire un bilan annuel

Cette Journée de la Terre est l’occasion de revenir sur les actions entreprises dans le monde afin d’atteindre une véritable transition énergétique. En 2015, 183 États ont ratifié l’Accord de Paris dans le cadre de la COP21.

Des pays se sont ainsi récemment engagés à réduire leurs émissions pour répondre, notamment, aux orientations qui seront probablement fixées par la COP26 de Glasgow en novembre prochain. Mais aussi plus largement à l’objectif de neutralité carbone fixé à l’horizon 2050 pour la plupart des prises de positions.

En outre, jeudi 22 et vendredi 23 avril, Joe Biden organisait le Sommet Mondial pour le Climat en ligne. Celui-ci visait à élaborer une action internationale coordonnée afin de trouver des solutions efficaces. 40 dirigeants du monde se sont exprimés sur les objectifs mondiaux. Même les plus réticents à reconnaitre la situation climatique comme Jair Bolsonaro, Président du Brésil.

 

Placer l’individu au centre de la transition

Cette Journée de la Terre revient sur la nécessité de mettre l’Homme au centre de la transition énergétique. Pour Angela Wilkinson, il est facile de fixer des objectifs et des cibles. Les résultats, quant à eux, dépendent de l’implication locale des individus.

Selon le World Energy Issues Monitor 2021, le développement énergétique est marqué par un contexte d’incertitude ayant des répercussions directes sur la demande énergétique. Finalement, les firmes doivent se réaxer sur l’utilisateur final, afin de comprendre ses besoins et ses appréhensions. L’objectif étant de créer des systèmes énergétiques durables, et surtout, adaptés aux populations et à leurs territoires.

 

4 moteurs de la transition énergétique

Angela Wilkinson distingue quatre moteurs dans la transition énergétique : la décarbonation, la numérisation, la décentralisation et l’évolution de la demande. Conjointement, ces éléments devront permettre de découvrir de multiples voies de transition.

 

L’individu moyen représente 23.000 kWh par an

Finalement, 2021 semble être une année charnière, notamment dans le contexte de pandémie. Elle a mis par exemple en évidence les inégalités d’accès à l’énergie dans le monde, aggravées par la situation pandémique mondiale. En ce sens, alors que l’individu moyen utilise environ 23.000 kWh par an, 18.000 centres médicaux éthiopiens ne disposent pas d’électricité.

En revanche, la pandémie de Covid-19 a eu, plutôt, un impact positif sur les émissions de carbone mondiales. Néanmoins, le confinement des populations n’est pas une solution durable pour l’avenir énergétique. Mais la crise sanitaire a finalement permis une prise de conscience, qui pourrait façonner les choix et les comportements énergétiques dans le monde. Reste à savoir si cette tendance puisse se confirmer à l’avenir et en dehors d’une situation exceptionnelle.