Émissions Carbone en Suisse: Rejet de la Loi sur le CO2

par | 14 Juin 2021 | Politique Énergétique

Les émissions carbone en Suisse sont au centre de la nouvelle loi qui vient d’être votée par référendum. Selon les premiers retours, le refus l’emporte de peu.


 

Loi sur les émissions carbone en Suisse : un rejet de justesse

D’après les premières informations nationales, les émissions carbone en Suisse ne devraient pas être réduites, au moins à court terme. En effet, un projet de loi visant à réduire le dioxyde de carbone se votait par référendum ce dimanche. En attendant des résultats officiels, les estimations donnent le « non » gagnant d’une courte tête, avec 51%.

 

Refus de l’interdiction des pesticides artificiels

La loi aurait permis d’adopter des mesures telles que l’augmentation d’une surtaxe sur le carburant automobile et les billets d’avion. Une proposition visant à interdire les pesticides artificiels, et une autre visant à améliorer l’eau potable devaient aussi être discutée.

Ces idées ont cependant été rejetées à 61% lors des référendums contraignants. Les Suisses ont en revanche approuvé le versement d’une aide financière aux entreprises victimes de la pandémie de Covid-19.

 

La Suisse ne veut pas se sacrifier pour la transition écologique

Malgré ce rejet, la question des émissions carbone en Suisse se pose suite à la transition énergétique, qui s’amorce mondialement. Les opposants au projet de loi ont déclaré que celui-ci augmenterait les coûts des entreprises et n’aiderait pas l’environnement. La Suisse étant responsable de « seulement » 0,1% des émissions mondiales, une diminution n’aurait pas d’impact sur le chiffre global.

Concernant les autres discussions, les opposants affirment qu’une interdiction des pesticides entraînerait des aliments plus chers et des pertes d’emplois. La Suisse souhaite pourtant réduire ses émissions carbone de moitié par rapport aux niveaux de 1990 d’ici 2030.

Le projet de loi Suisse visant à réduire les émissions de CO2 a donc échoué. Les citoyens ont montré que la transition énergétique devait se faire, mais sans bouleverser l’équilibre du pays.